Comment je suis devenu magnétiseur

 

Portrait de Nicolas, magnétiseur du Luberon, partageant son parcours personnel et spirituel vers l’accompagnement thérapeutique


Le récit d’un parcours réel : chutes, foi, réalignement, transmission

Il y a des chemins qu’on ne choisit pas comme on choisit un métier.
On y est amené par couches, par signes, par épreuves, par une sorte de rappel intérieur… jusqu’au moment où l’on ne peut plus faire semblant.

Ce que je vais écrire ici n’est pas un “storytelling marketing”.
C’est un récit de vie, avec ses zones d’ombre, ses passages de doute, et ce fil discret — parfois invisible — qui finit par te remettre dans ton axe.


1) Avant : une enfance sensible, un terreau silencieux

Je suis né à Aix-en-Provence, dans une famille simple, modeste, profondément humaine.
Rien d’extraordinaire en apparence, et pourtant, dès l’enfance, quelque chose était déjà là.

Du côté de ma mère, il y avait cette sensibilité particulière — ce genre de prédispositions dont on ne parle pas trop, parce que ça attire vite les jugements. Ma grand-mère, elle, avait connu la cartomancie. Dans la lignée de mon père, il y avait eu des guérisseurs. Avec le recul, je comprends que le terrain était fertile.

Mais à quatre ans, un enfant ne “comprend” pas. Il subit.
Je me souviens de nuits où des silhouettes apparaissaient à la porte de ma chambre. Pas comme un rêve flou. Pas comme un mauvais film dans la tête. Plutôt comme une impression vivante, insistante, qui finit par te voler le sommeil. J’entendais des chuchotements, puis parfois des mots. Et ce qui m’a marqué, ce n’est pas seulement la peur : c’est l’isolement.

Dans les années 80, on ne savait pas poser de mots sur ça. Même avec toute la bienveillance du monde, on cherchait à rassurer comme on pouvait : “ce sont des cauchemars”. Alors j’ai appris à me taire, à tenir, à attendre l’aube. Et la journée, j’étais fatigué, à côté, marginal. J’avais aussi des intuitions : je “sentais” des choses avant qu’elles n’arrivent. Je pouvais annoncer une visite, un événement, une présence — et cela se produisait.

À l’école, je me faisais souvent mettre à l’écart. Parfois violenté. Et je n’étais pas un enfant qui se battait : je ne voulais pas faire de mal. Je rentrais dans une forme de silence, de retrait.
J’avais pourtant un refuge : le dessin. Très tôt, j’ai dessiné avec une facilité qui surprenait. Comme si je cherchais à rendre visible ce que je ne pouvais pas exprimer autrement.

Ces phénomènes ont duré jusqu’à l’entrée dans l’adolescence, puis ils se sont atténués… avant de revenir plus tard, autrement.
À seize ans, puis à dix-huit, vingt ans, d’autres expériences sont venues. Pas forcément recherchées, parfois déclenchées par l’ambiance ou les fréquentations. Je suis aussi passé par des soirées où certains “jouaient” avec le spiritisme. Et j’ai découvert une chose simple : quand tu as une sensibilité particulière, tu ne peux pas toujours entrer dans ces terrains-là sans conséquences.


2) La rupture : quand l’axe se fend

Même quand la vie devient plus lumineuse, elle n’est jamais un long fleuve tranquille.
J’ai connu des périodes où tout semblait s’ouvrir : de belles rencontres, des soutiens inattendus, une forme d’évidence. Des personnes sont arrivées comme des cadeaux — des cœurs, des âmes, des mains tendues au moment juste. Certaines sont restées. D’autres sont passées puis sont reparties sans bruit.

Et j’ai appris quelque chose qui ne s’enseigne pas : on ne maîtrise pas ce qui entre et ce qui sort de notre vie.

Avec le temps, j’ai compris que l’important n’est pas forcément “d’accepter” tout.
L’important est d’accueillir. Accueillir, c’est reconnaître ce qui se présente, sans nier, sans juger, sans se détruire à essayer de comprendre chaque départ. C’est laisser partir ce qui ne vibre plus juste, sans se condamner.

Je le dis clairement : un thérapeute n’est pas un être hors-sol.
Il traverse lui aussi des émotions, des colères, des tristesses. L’alignement, ce n’est pas l’absence d’émotions : c’est la capacité à les reconnaître et à revenir au centre. Je pense souvent à l’image du funambule : avancer sur le fil de sa vie, ce n’est pas être parfaitement immobile, c’est faire des micro-ajustements en permanence.

Puis il y a eu une période plus fragile.
Un événement familial est venu me secouer. J’étais épuisé — physiquement, mentalement, émotionnellement. Et malgré cela, j’ai voulu tenir, continuer, honorer un rendez-vous alors que je n’étais clairement plus dans mon axe.

Aujourd’hui, je sais que j’aurais dû repousser.
Mais j’y suis allé. Et cette séance a été intense. Quand on travaille fatigué, décentré, on devient plus perméable. Ce jour-là, j’ai senti une bascule : comme si quelque chose s’était collé, comme si l’équilibre s’était rompu.

Ensuite, les signes se sont accumulés : tensions, incidents, annulations répétées, climat lourd au quotidien, sentiment d’être dans une spirale.
Ce n’était pas une peur “dans la tête”. C’était une réalité intérieure lourde à porter.

C’est là que j’ai compris une chose essentielle : la lumière demande aussi une discipline.
On ne se contente pas d’avoir la foi ou des capacités : il faut une hygiène, une protection, un axe stable. Sinon, on ouvre des portes au mauvais moment… et il faut ensuite apprendre à les refermer.


3) Le pivot : quand la Providence met un panneau devant toi

Nous sommes partis en vacances en famille, du côté de Fréjus / Saint-Raphaël.
Et parfois, sans prévenir, la vie te place au bon endroit.

Je me souviens d’une boutique devant laquelle je m’étais arrêté sans raison logique. Comme si quelque chose insistait. Plus tard, en repassant, la boutique était ouverte. Un homme était assis dehors. Il m’a regardé, et d’une voix directe, il m’a dit une phrase simple, presque brutale :

“Tu as des dons. Mais là, ça ne va pas. Tu as quelque chose de sombre qui te colle.”

Je n’ai pas cherché à convaincre. Je n’ai pas cherché à débattre.
J’ai juste su, intérieurement, que ce n’était pas un hasard.

Il m’a donné les coordonnées d’un prêtre qu’il estimait capable de m’aider. Je suis reparti avec ce contact comme on repart avec une corde quand on est au bord de tomber.

De retour à la maison, j’appelle. On me propose un rendez-vous très loin. Trop loin. Mais je garde la foi, parce que je n’avais plus envie de rester enfermé dans cette spirale.

Et là, dix minutes après avoir raccroché, le prêtre me rappelle : un désistement. Un créneau la semaine suivante.
À ce moment-là, je ne ressens pas une euphorie. Je ressens quelque chose de plus rare : un soulagement calme, comme si une porte s’ouvrait enfin.


4) La délivrance : une rencontre qui remet de l’ordre

Je vais rester sobre : ce que j’ai vécu ce jour-là a été fort.
Pas “spectaculaire” au sens des films. Fort au sens où tu comprends, sans pouvoir le nier, que tu n’es pas seul avec ton mental dans une pièce. Que certaines réalités existent, et qu’il faut les aborder avec sérieux, humilité et cadre.

Le prêtre a été profondément humain : ferme, bienveillant, ancré.
Et ce qui compte, au-delà de tout, ce sont les conséquences : petit à petit, les choses se sont apaisées. Le quotidien s’est réharmonisé. Les tensions se sont relâchées. Les rendez-vous ont repris. J’ai retrouvé mon axe.

Avant de me laisser partir, il m’a serré la main et m’a dit une phrase qui a résonné longtemps :

“Aujourd’hui, plus que jamais, nous avons besoin de personnes comme vous pour combattre le mal spirituellement.”

Je ne suis pas sorti de là en me disant : “je vais devenir ceci ou cela.”
Je suis sorti de là avec une évidence : il y avait une responsabilité. Et une discipline à tenir.


5) L’intégration : quand ta pratique change sans que tu l’aies demandé

Après cette étape, les choses ont commencé à se transformer.
Pas comme un plan stratégique. Plutôt comme un chemin qui te reprend.

Je me suis retrouvé, dans certaines séances, guidé vers des prières de protection d’une manière inhabituelle. Et une fois — cela m’a marqué — je me suis mis à réciter le Notre Père en latin sans l’avoir appris. Je sais ce que ça peut faire penser. Je le dis donc sans emphase, sans folklore : c’est arrivé. Et c’était un signe de plus que ma pratique prenait une direction précise.

Peu à peu, des personnes ont commencé à me contacter pour des problématiques qui dépassaient le cadre “classique” du soin énergétique. Elles ne venaient pas seulement chercher un apaisement corporel ou émotionnel. Elles venaient chercher une libération, une clarification, une protection, un retour d’axe profond.

Et là, j’ai compris que je ne m’étais pas levé un matin en disant “tiens, je vais faire ça”.
J’avais été amené, préparé, corrigé, parfois secoué, pour pouvoir tenir un rôle plus large : accompagner des personnes en souffrance dans des terrains où elles n’osaient même pas mettre des mots.

Je suis resté en lien avec ce prêtre.
J’ai approfondi les prières, le cadre, la rigueur. Parce qu’on ne joue pas avec ces choses. On les sert. Avec humilité.


6) Aujourd’hui : transmettre la lumière, intelligemment

Si j’ai appris une chose, c’est celle-ci : la lumière ne se garde pas.
Elle se partage. Mais elle se partage intelligemment.

On peut ressentir un appel intérieur sans être prêt à tout chambouler.
Parfois, tu reçois une transmission et tu la laisses mûrir. Parfois, c’est le moment. Parfois, la vie te le rappelle avec insistance : ton métier ne te nourrit plus, tu te sens vide, tu perds le sens, et quelque chose en toi cherche une voie plus juste.

C’est dans cet esprit que j’ai choisi de transmettre à mon tour.
J’ai créé deux formations en présentiel :

  • Les Arcanes du Magnétisme : une immersion pour apprendre, pratiquer, gagner en confiance, et devenir autonome — pas un “copieur”, mais un praticien du cœur, solide, ancré, responsable.

  • Les Arcanes du Tarot : une lecture initiatique structurée, au service du discernement, de la posture, et de l’accompagnement.

Je ne forme pas seulement des élèves.
Je forme des praticiens capables de tenir un axe, de respecter un cadre, de rester humains, et de ne pas se perdre en chemin.

Parce que je l’ai appris à mes dépens : on ne peut pas accompagner les autres si l’on n’a pas appris à se relever soi-même.


Une phrase que je garde comme boussole

Quand j’ai voulu publier ma page professionnelle, j’ai eu peur du regard des autres.
Peur d’être jugé. Peur d’être moqué. Peur d’être incompris.

Et j’ai reçu intérieurement une phrase qui a tout retourné :

“Mais qui es-tu pour douter de la confiance que nous plaçons en toi ?”

Elle a balayé la noirceur comme un vent clair.
Et j’ai compris que la foi, ce n’est pas “être sûr”.
La foi, c’est avancer, même quand tu trembles.


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Nicolas – Le Magnétiseur du Luberon
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